C’est avec une certaine sérénité que nous rédigeons ces quelques lignes car notre association se porte plutôt bien en tant que telle. Les projets menés l’an dernier — webinaire et colloque de Dakar — se sont déroulés au mieux et les projets à venir — le congrès d’Agadir et de prochains webinaires — semblent bénéficier d’un vent favorable.

Ces notes positives ne nous empêchent pas de considérer les inquiétudes que suscite la marche chaotique du monde, l’actualité nous amenant leur lot de nouvelles alarmantes des différents points du globe (guerres en Ukraine et au Moyen-Orient, crise sanitaire liée à l’Ebola, backslash écologique, démocratie malmenée, montée inexorable des inégalités économiques et sociales, etc.). Certains événements affectent très directement des membres de l’AIFRIS, plus particulièrement celles et ceux qui vivent au Liban et en RDC, auxquels nous aimerions exprimer ici tout notre soutien moral.

La mise en route du nouveau CA

Depuis l’AG de janvier dernier, et pour donner suite au renouvellement du CA, la nouvelle équipe en place, en partie composée de membres rodé·es durant le mandat 2024-2026, a dû prendre ses marques et apprendre à travailler ensemble. En quatre mois de fonctionnement, plusieurs mesures ont déjà été prises, comme la mise en place de trios pour assurer les fonctions et tâches du secrétariat, de la trésorerie et de la co-présidence. Ainsi, Nadia Miquelon, Margot Fénédory et François Gillet assurent le secrétariat dont la communication, Jean-Yves Boullet, Valérie Desommer et Pierre Lalart sont en charge des finances de l’AIFRIS. La co-présidence est quant à elle assurée par Julie Tremblay, David Ryboloviecz et Francis Loser qui signent ensemble ce présent édito.

Dans cette dynamique et pour ce nouveau cycle de deux ans, l’équipe du CA tient avant tout à consolider l’orientation prise à l’issue des réflexions de la commission mixte, à savoir la mise en œuvre d’une gouvernance de l’AIFRIS plus collégiale ainsi qu’une plus large participation de l’ensemble des membres, qu’il s’agisse des professionnel·les, des personnes concernées, des enseignant·es ou des chercheur·es.

Séminaire du CA

En mai dernier, les membres du CA se sont réunis pendant deux jours à Paris pour permettre aux anciens et nouveaux membres de prendre le temps d’opérer un point de situation sur l’ensemble des dossiers liés à la gouvernance de l’AIFRIS. Cette rencontre nous a semblé cruciale pour que les projets de notre association puissent prendre appui sur une structure organisationnelle robuste et cohérente.

Pendant ces deux journées, différents dossiers ont retenu notre attention :

 

Le réseau des membres de l’AIFRIS

Notre association, sa vitalité, son renouvellement et son extension dépend clairement du réseau de ses membres individuel·es et associatifs, notamment du côté des pays africains. Valérie Desomer, qui a déjà établi des contacts rapprochés avec des professionnel-les en Ouganda et RDC, a accepté de s’atteler à ce dossier en repartant de l’actuel fichier des membres personnels et institutionnels. Il s’agira pour elle de se donner une feuille de route pour s’assurer des nécessaires relais dans les différents pays et régions du monde francophone.

 

Site Internet

Ce dossier, crucial pour l’AIFRIS, a été un point central du CA de Paris, car il s’agit de poursuivre la rénovation du site internet et, plus largement, de penser la communication de notre association. Que voulons-nous communiquer, pourquoi et sous quelle forme ? Comment faire en sorte de mieux faire connaître notre association et ses diverses activités ? L’AIFRIS doit-elle visibiliser ses activités sur les réseaux sociaux ? Autant de questions qui ont été débattues et qui seront reprises avec le nouveau webmaster en charge de notre site. Toutes les questions et suggestions des membres sont bien entendu les bienvenues et peuvent être formulées auprès de Nadia Miquelon qui gère de près ce dossier.

Pour l’heure, le renouvellement complet du site est programmé pour la fin de l’année civile. Pour la gestion administrative du prochain congrès, l’équipe du comité de communication a décidé de recourir à la plate-forme Sciencesconf.org qui met à disposition des organisateurs d’événements scientifiques un outil performant.

 

Les finances de l’association

Ce dossier est important, voire vital, pour la pérennisation de l’action de l’AIFRIS. Actuellement, l’association dispose d’une bonne assise financière, avec des fonds consolidés, mais le creusement des inégalités affecte nos membres individuels et nationaux et les fonds alloués aux projets se tarissent. Il est donc nécessaire de réfléchir à de nouvelles stratégies pour ces prochaines années afin de pérenniser les activités de l’association, en tenant compte à la fois des réalités économiques actuelles et futures et des finalités, statuts et valeurs de l’AIFRIS.

En effet, lors de l’AG du 19 novembre 2024, il a été décidé d’introduire des tarifs différenciés pour les inscriptions aux prochains congrès en tenant compte des PIB nationaux. Cette décision devrait permettre de soutenir une large participation des congressistes qui se rendront à Agadir, elle n’est pas sans conséquence sur les bénéfices futurs qui, rappelons-le, alimentent les ressources en capital de notre association.

Organisation du prochain congrès à Agadir

Les 30 et 31 mars derniers, une délégation du CA — Jean-Yves Boullet (co-trésorier et personne contact de l’université Ibn Zohr), François Gillet (président du CSP) et Francis Loser (co-président de l’AIFRIS) — s’est rendue à Agadir, lieu où se tiendra le prochain congrès en juillet 2027.

Cette visite a permis de rencontrer nos partenaires. Il était en effet crucial de discuter de vive voix avec nos partenaires et de passer des moments informels avec elles et eux. Cette visite a permis de manière agréable et dynamique, de nous imprégner de la culture marocaine, de découvrir l’environnement de l’université d’Ibn Zohr, très adapté pour organiser un Congrès, et de nouer les premiers contacts avec deux associations locales agissant dans le champ de la jeunesse en situation de vulnérabilité

Nous avons eu le plaisir de discuter avec M. Ahmed Belkadi, ancien doyen de la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines de l’Université Ibn Zohr, et son équipe de professeurs, dont Mme Kensa Kassimi et M. Mohamed El Omari. Ces rencontres nous ont permis d’avancer sur les questions scientifiques et organisationnelles, dans le respect de l’esprit de l’AIFRIS (croisement des savoirs, complémentarité des différents formats de communication, etc.). Nos partenaires ont été attentifs à cette approche. Dans cette dynamique, Mme Zohra Macach, professeure en études théâtrales, directrice artistique du festival international du théâtre universitaire d’Agadir, traductrice et dramaturge, s’est montrée fortement intéressée à collaborer avec le comité scientifique chargé de la programmation du congrès afin de promouvoir les formats artistiques. De plus amples informations sur la visite à Agadir vous sont proposées en page 8 et 9.

Organisation de webinaires

Pour soutenir la vitalité de notre association, au-delà des habituels congrès bisannuels, les membres du CA ont imaginé d’autres formes de projets. Parmi ceux-ci, l’organisation de deux séminaires consacrés au thème de la jeunesse d’ici juillet 2027 a plus particulièrement retenu l’attention. La proposition de ces deux séminaires devrait contribuer à introduire la thématique du prochain congrès d’Agadir tout en créant une certaine émulation qui pourrait, pensons-nous, venir soutenir la participation et les inscriptions à l’événement.

Écrire le social

Le numéro 8 de la revue Écrire le social est en cours d’élaboration. Pour rappel, il s’agit d’une édition spéciale destinée à tendre un miroir aux collectifs de l’AIFRIS. En clair, ce sont les membres des différentes instances de l’association — CSP, Groupe Thématiques, Associations nationales, etc. — qui ont été invités à prendre la plume pour évoquer comment et en quoi l’AIFRIS promeut le développement scientifique, pédagogique, professionnel et international de l’intervention sociale en soutenant l’articulation entre les savoirs issus de la recherche, de la formation, des pratiques professionnelles et de l’expérience des personnes premières concernées.

La projection du numéro 9, dédié au colloque de Dakar, est également en cours de réalisation et un appel à volontaires est lancé pour l’évaluation des articles. N’hésitez pas à vous adresser au comité de rédaction.

Participation élargie des membres à la Lettre de l’AIFRIS

Comme pour les dernières éditions, vous trouverez dans le présent numéro un article de Sue-Ann Mac Donald et Arnaud Morange « Pour un travail eco-social », ainsi qu’une seconde contribution « Regards croisés sur l’intervention des jeunes en difficulté au Québec » de Stéphanie Langevin et Marie-Eve de Bellefeuille. Depuis un an, les écrits qui nous parviennent viennent agréablement étoffer le contenu de notre lettre associative en proposant de porter un regard sur une thématique ou une problématique particulière, en donnant un témoignage de terrain. Ces libres contributions, sur un mode plus journalistique, sont à nos yeux précieuses et constituent une parfaite illustration de l’esprit participatif caractérisant l’AIFRIS.

En vous remerciant pour votre attention, nous vous adressons nos meilleurs messages et vous souhaitons une agréable lecture de ce numéro 58 de la lettre de l’AIFRIS. Cliquez ici : Lettre 58 juin 2026

 

Julie Tremblay, David Ryboloviecz et Francis Loser

Pour la co-présidence de l’AIFRIS