Code de déontologie des travailleurs sociaux tunisiens : quel effet sur la profession ?

Année : 2009

Thème : Recherche : orientée vers la pratique, action, évaluative...

Type : Recherche : orientée vers la pratique, action, évaluative...

Auteur(s) :

CHAKER Selmi (Tunisie) – chakerselmi@yahoo.fr

Résumé :

Le fondement de l’action sociale en Tunisie possède un enracinement et une légitimité qui remonte au début de 19e siècle ; la protection sociale même avant le 19e siècle était assurée par une multitude d’institutions qui varient selon le milieu; les missions; les intervenants et suivant la nature des situations-problèmes.
On rapporte; qu’au 17e AZIZA Othmana ; fille de Mohamed bey acquit une certaine célébrité pour avoir organisé quelques œuvres de bienfaisance.
En outre; celle-ci forma des jeunes filles issues de familles nobles pour qu’elles s’introduisent dans les milieux miséreux du pays afin de procurer les soins aux malades et aider la mère à assurer l’entretien du foyer et à veiller correctement à l’éducation des enfants.
1945 : cette date marque la naissance du corps des adjointes sociale ; lequel constitue la première racine autochtone du service social Tunisien. Au cours de l’année 1964 l’école nationale de service social de Tunis est officieusement ouverte; à partir de là les professionnels du social commencent à se faire entendre et à mettre à l’affiche une nouvelle légitimité qui va se décliner au moins sur trois niveaux :
Les professionnels sont recrutés et missionnés pour accomplir une tache; c’est la légitimité institutionnelle.
Ils sont impliqués auprès des usagers dans un processus de prise en charge et de services rendus; c’est la légitimité démocratique.
Enfin ils possèdent un savoir-faire tant en matière de résolution des problématiques et de régulation des dysfonctionnements qu’en termes de conseils, d’orientation, d’analyse et de montage d’opérations complexes, ou d’interface entre l’individu et la société; c’est la légitimité de compétence.
Ce droit qui nous est ainsi reconnu de dire et d’agir au nom d’un certain nombre de convictions éthiques, n’est jamais donné d’office ou acquis une bonne fois pour toute c’est en permanence qu’il faut le revendiquer et le co-construire.
Les mutations que notre société a connues ces dernières années, ont placés les travailleurs sociaux dans une situation d’autant moins confortable qu’on leur demande beaucoup, tout en les reconnaissant et les écoutant que bien peu.
On a vu en outre apparaître une multitude de fonctions instituées sans aucune formation préalable.
La profession d’assistant social serait-elle appelée à disparaître et à être remplacée par des simples exécutants des tâches ?
A ces questions de fond que posent les travailleurs sociaux lors de toutes les rencontres et pour apporter des réponses sur l’impact d’un éventuel code de déontologie sur le métier du social pour les travailleurs sociaux tunisiens, j’aurai le plaisir de vous livrer mes réflexions nourries par les expériences sur terrain, les échanges que j’ai avec mes collègues et les personnes ressources dans le cadre des programmes de formation.

Mots clés :


← Retour à la liste des articles