L’éthique : une réponse à la pratique et un revers au post-providentialiste

Année : 2009

Thème :

Type :

Auteur(s) :

GRENIER Josée (Canada) – josee.grenier@uqo.ca
CHENARD Josée (France)

Résumé :

Dans cette ère post-providentialiste l’État souscrit à différents scénarios pour rationaliser les dépenses publiques.
Il a troqué sa responsabilité assumée jusqu’ici, et contracté sous la figure d’un modèle mixte, des partenariats– association entre le public, le privé, les organismes d’économie sociale, les associations bénévoles et les proches) pour la dispensation des soins et services à la population.
En deçà de cette orientation, le discours d’une gouverne axé sur la performance, l’efficacité et l’efficience. Une mouvance politique manifeste dont les conséquences sont l’ultime dessein d’une transformation de la pratique des travailleurs sociaux – travailleurs de l’État.
Selon cette logique, on assiste à une augmentation considérable de la charge de cas, à une réduction de la durée des suivis; contexte auquel s’ajoute différentes demandes toujours plus complexes et prioritaires.
Tout un défi pour des professionnels où la relation est au cœur de l’action, condition essentielle du lien clinique, dans un contexte ponctué d’imprévus, d’inconnus et d’incertitudes.
Les orientations prises au sein des institutions, la technocratisation, la bureaucratisation et la standardisation de la pratique, sont autant de limites à l’exercice d’une pratique humaniste, exigence éthique de la pratique du travail social et de sa visée : l’autonomie -l’autodétermination, l’équité - réduction des inégalités sociales, amélioration des conditions de vie, dans la visée d’une plus grande justice sociale.
Le praticien navigue « en tension » entre ces univers en conflits. L’éthique représente une voie à privilégier par ses repères édifiés dans l’intention de redonner une humanité au sein de la pratique du travail social.

Mots clés :


← Retour à la liste des articles