Mise en application de deux modèles de formation adaptés
à l’évolution du travail social en CPAS (Belgique)
Année : 2007
Thème : Autre
Type : Autre
Auteur(s) :
DESOMER Valérie (Belgique) – valerie.desomer@uvcw.be
DUTRIEUX Bernard (Belgique) – bernard.dutrieux@uvcw.be
Résumé :
Les CPAS – Centres publics d'action sociale – sont des organismes municipaux de droit public chargés d'accorder une aide sociale à toute personne en difficulté afin de lui permettre de mener une vie conforme à la dignité humaine[1]. Depuis 1999, les politiques sociales belges sont sous l'emprise de la notion d'Etat social actif. C'est ainsi que la Loi du 7 janvier 2002 modifie le nom même de l'institution qui s'appelait auparavant "Centre public d'aide sociale".
La très historique Loi de 1974 instaurant un Minimum de Moyens d'Existence (Minimex) est supprimée et remplacée par la Loi du 26 mai 2002 concernant le Droit à l'intégration sociale (DIS). Si la Loi de 1974 prévoyait déjà que le bénéficiaire fasse la preuve de sa disponibilité sur le marché du travail, la Loi de 2002 instaure le principe de l'insertion professionnelle comme condition renforcée de l'aide apportée par les CPAS.
Cette loi fait donc obligation pour tout CPAS d'agir par la voie de l'insertion professionnelle. Certes, si pour la plupart des CPAS, l'insertion des usagers était déjà un objectif, la loi s'avère être une importante mutation des pratiques pour les travailleurs sociaux! C'est ainsi que la spécialisation des assistants sociaux se trouve renforcée. Alors que depuis 1996, nous formions déjà des "agents d'insertion", cette fonction s'est considérablement trouvée renforcée.
Alors qu'il existait déjà de nombreux outils permettant aux travailleurs sociaux d'assurer leur travail d'insertion, nous étions régulièrement interpellés par les agents d'insertion et leurs responsables à propos du manque d'outils et de méthodes efficientes pour mener à bien un travail de bilan de la situation des usagers ainsi que d'assurer une orientation efficace. C'est pourquoi les trois fédérations régionales de CPAS de Belgique (Flandre, Bruxelles et Wallonie) se sont associées pour élaborer un catalogue cohérent d'outils permettant aux assistants sociaux de disposer d'outils adaptés à leur réalité institutionnelle ainsi qu'à leur public.
En Wallonie, un programme de formation s'est alors mis en place avec l'espoir, à terme, de voir l'ensemble des travailleurs sociaux de CPAS formés à l'utilisation des outils du BSP (Bilan Socioprofessionnel). Le BSP est une méthode de Travail social. Il s'agit, comme le suggère la dénomination de "référentiel méthodologique", d'une démarche raisonnée et suivie pour parvenir à un but. La méthode travail proposée ici n'a aucun pouvoir contraignant et n'a pour unique but que d'aider les professionnels de l'insertion socioprofessionnelle dans leur travail quotidien. Nous l'avons pensé comme un référentiel adaptable et vivant, où chaque CPAS peut se sentir autorisé à se l'approprier en fonction de ses propres réalités et notamment des savoir-faire de chaque travailleur social.
L’objectif principal du Bilan est de permettre la prise en compte optimale de la situation des usagers. À cette fin, le CPAS doit disposer des informations relatives à leur situation personnelle, leurs capacités, leurs aspirations, leurs aptitudes et leurs besoins. Le Bilan est l’outil idéal pour récolter ces informations et aider le CPAS, au travers de l’agent d’insertion, à définir et mettre sur pied des projets d’intégration socioprofessionnelle efficients. A l'issue du premier cycle de formation, qui concernait une centaine de travailleurs sociaux, nous avons dégagé quelques enseignements. Ils seront présentés lors de notre intervention à l’atelier sur « la formation continuée et pratiques réflexives ».
L’application de l’outil « le photogramme », au sein des services d’aide aux familles des CPAS, sera également présentée lors de cet atelier. Il s’agit d’un outil de supervision original qui est issu de l’expérience de terrain en l’occurrence celui de l’aide à domicile. Il est né suite au constat de la difficulté pour les travailleurs sociaux de canaliser les modes de communication et les canaux émotionnels des aides familiales lors des réunions d’équipes.
Mots clés :
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