FOJECO : Action visant à promouvoir les valeurs du développement durable au sein des différents lieux de travail de la FOJ. Environ 30 foyers et lieux de travail sur le canton de Genève.

Année : 2010

Thème : Projet transversal aux foyers éducatifs et issue d'une initiative des collaborateurs. Intégration du développement durable au sein de la Fondation Officielle de la Jeunesse qui est au bénéfice d'un contrat de prestation mandaté par l'État de Genève.

Type : Analyse d'expérience : d'intervention, de formation, de recherche...

Auteur(s) :

CLIVAZ Stéphane (France) – stephane.clivaz@foj.ch

Résumé :

L'Action de FOJECO
A une époque où la question environnementale, pour des raisons aujourd’hui évidentes, prend une place prépondérante dans toutes les strates de nos sociétés (politique, économique, collectif et individuel) ; il est urgent et inévitable d’en faire autant une exigence éducative auprès des jeunes dont nous prenons soin qu’une éthique institutionnelle via l’ensemble des collaborateurs.

En effet, les notions de responsabilité, de partage, de solidarité et de respect devraient être toutes aussi prégnantes dans notre rapport à l’environnement au sens large que dans notre rapport à l’autre. C’est pourquoi il y a un lien direct et hautement éducatif à en faire un des axes principaux de notre action professionnelle d’aujourd’hui et de demain.

Dans l’esprit, il s’agit de:
- Démontrer que le développement durable n’est pas un choix de vie austère et passéiste mais bien une autre manière d’envisager un avenir plus juste et responsable.
- Réduire sensiblement l'empreinte écologique de la Fondation Officielle de la Jeunesse au travers d'actions concrètes.
- Valoriser des gestes environnementaux de la manière la plus ludique et la moins contraignante possible pour tous, tout en évitant le discours moralisateur souvent inhérent à ces valeurs.
- Sensibiliser les jeunes confiés à la FOJ et les collaborateurs à l’importance d’une vision globale, durable et responsable de leur environnement aux travers d’actes concrets et précis.

Il est à noter également que l'action FOJECO est issue de la volonté d'un collaborateur et sa structure initiale était composée uniquement de collaborateurs sans pouvoirs hiérarchiques. Dans les fait elle était articulée comme suit:
- Un coordinateur de projet (20% de temps de travail) qui animait les séances du groupe de réflexion, coordonnait l’ensemble des actions et projets, récoltait les données nécessaires à la création de statistiques, établissait des documents de communication
interne indispensables à la visibilité des résultats et communiquait avec l’extérieur, notamment la HETS et le Service Cantonal du
développement Durable.
- Quatre Responsables Eco, (10% de temps de travail chacun). Ils étaient responsables de la mise en place et du suivi des
différents projets et également co-responsables avec le coordinateur de projet de l’aspect pédagogique inhérent à l’intégration de
toute nouvelle mesure visant à changer certaines habitudes sur les lieux de travail.
- Un(e) Répondant(e) Eco (pas d’augmentation de pourcentage requis) dans chaque lieu d’intervention, foyers, points de
rencontre, résidences, atelier-classe et administrations. Chacun d’eux est directement ou par délégation en charge de la mise en
œuvre concrète des projets pédagogiques avec les jeunes tels que le changement des ampoules, le recyclage des déchets, la
mise en place des économiseurs d’eau, la participation à des manifestations ayant trait au développement durable, des
discussions sur la consommation responsable, etc.


Le groupe de réflexion était composé du coordinateur de projet ainsi que des quatre responsables Eco. Il définissait les orientations, les stratégies ainsi que les choix de dossiers à traiter, mobilité douce, énergie des bâtiments, divers partenariats et actions auprès des jeunes.

Dès le départ il était évident que dans un but pédagogique il fallait favoriser la participation active des jeunes pour toutes actions s’y prêtant un tant soit peu. En effet, si les buts écologiques sont d’emblée très clairs il ne faudra surtout pas négliger les aspects éducatifs liés à la responsabilité de chacun au sens large et donc à l’écocitoyenneté.

Ce qui me semblait intéressant dans cette structure légère de cinq personnes (60 % de temps de travail) est qu’elle était certainement un facteur facilitant : les prises de décisions rapides en cas de nécessité, le référencement de ce qui se fait déjà dans le domaine du développement durable au sein de la FOJ, l’émergence d’idées nouvelles et la prise d’initiatives toujours primordiale pour la pérennité de projets de cette nature.

Dans les faits après deux ans de fonctionnement, Fojeco commencait à bien rouler et la coordination est passée au Secrétariat Général. Ceci est d'autant plus intéressant que l'action de FOJECO a gagné en puissance et en pouvoir de pénétration dans les équipes.

Les membres du groupe de réflexion (devenus coresponsables FOJECO) ont toujours la maitrise des différents projets qu'ils amènent en fonction des orientations et des choix stratégiques élaborés. Ils ont des réunions régulières avec le secrétaire générale de la FOJ qui peut notamment transmettre des demandes à la commission administrative de la fondation.

Pour ce qui est du financement, l'idée principale réside dans le fait qu'il y a une multitude d'actions concrètes qui peuvent dégager des fonds au travers des économies réalisées. Économies d'énergies et de l'eau. Ces fonds peuvent ensuite réinvestit dans des actions plus coûteuses , des formations ou encore des réfection de bâtiments. Il faut néanmoins investir de l'énergie et de petits financements afin de pouvoir ensuite récolter les fruits économiques et éducatifs inhérents à des projets de ce type. Il s'agit aussi bien d'un investissement à moyen terme sur pour tout ce qui est structurel à la Foj que d'un investissement à long terme pour l'éducation des générations présentes et à venir dont nous nous occupons et sommes responsables.

Notre position dans la structure de la FOJ. Il s'agit bien entendu d'intégrer les idées du développement durable dans l'ensemble des actions de la Fondation Officielle de la Jeunesse. On pourrait associer ce positionnement à une sorte de lobbying interne qui vise en partenariat avec les instances de la fondation à modifier les actions quotidiennes individuelles et à alléger l'empreinte écologique de la fondation dans son ensemble (bâtiments, énergie, véhicules, consommation, etc). Du point de vue des foyer, il est nécessaire de proposer des actions aussi bien ponctuelles que sur le long terme mais ce toujours en ayant à l'esprit un aspect ludique et motivant.

Exemples d'actions concrètes:
- Journée Eaux-Secours: Nettoyage de cours d'eau avec les enfants
- Semaine de l'énergie: Formations énergie auprès des collaborateurs et actions avec les jeunes
- Favoriser la biodiversité avec les jeunes: Montage et pose de nichoirs sur l'ensemble du canton
- Nouveaux contracts énergie: Partenariat avec les Service Industriels de Genève pour recourir à des énergies vertes
- Favoriser la mobilité douce au travers notamment de l'achat de véhicules électriques, Accords commerciaux avec des revendeurs pour bénéficier de prix préférentiels pour l'ensemble des collaborateurs de la FOJ.
- Participation aux cours de la HETS pour communiquer la faisabilité du DD en milieu social
- Favoriser l'émergence de stage développement durable dans nos institutions: Partenariat avec la HES-So (Haute Ecole Spécialisée de Suisse occidentale).
- Centraliser les achats pour baisser leur coup environnementaux: Élaboration d'un logiciel de commandes groupées.
- Réfléchir ses achats en termes éthiques, etc.

Stéphane Clivaz
Co-responsable FOJECO







Mots clés :

Secteur socio-éducatif, Culture professionnelle, Secteur social

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