Les enjeux de l’intervention sociale en Tunisie post révolution

Année : 2013

Thème : Etude de cas : Les enjeux de l’intervention sociale en Tunisie post révolution

Type : Recherche : orientée vers la pratique, action, évaluative...

Auteur(s) :

BEN HMIDA Moez (Tunisie) – mbhconseil2000@yahoo.fr

Résumé :

L'un des enjeux des institutions universitaires est de réussir l’adéquation entre les écarts des compétences requises par le poste d’emploi et les compétences acquises par la formation. Et pour s'engager dans les détails de ce partenariat entre la transmission des savoirs et ce qui est demandé par les institutions d’intervention sociale, nous avons décidé de mener une étude sociale qualitative basée sur des entretiens semi directifs auprès des travailleurs sociaux qui sont embauchés dans les institutions d’intervention sociales en Tunisie ( Centres de défense et d’intégration Sociale, Unités locales de promotion sociale..) et qui ont bénéficiés d’une formation académique en service social à l’Institut National de Travail et des Etudes Sociales (Techniciens supérieurs spécialisés en service social).

Il importe de rappeler que le but principal du service social est d’aider le système client à s’aider lui-même . Le travailleur social fait l’effort d’aider les gens à développer une meilleure compréhension d’eux-mêmes et de leurs relations avec leur environnement (social et physique) afin de mieux puiser dans leurs propres ressources ainsi que dans celles de la communauté pour résoudre leurs problèmes. Dans des termes très simples, le but du travail social est d’optimiser le fonctionnement (personnel et collectif) des gens, une mission qui devient de plus en plus difficile en Tunisie après 14 Janvier 2011 (date de la révolution tunisienne). Le pays est entrain de vivre une période de transformation profonde qui a créé de nouveaux défis et enjeux en particulier sur le plan social et économique. La situation sécuritaire est encore instable et en mouvance : sit-in, violence verbale et physique, demandes d’aide financière imminente, tensions… ce qui complique le positionnement et les pratiques professionnelles des intervenants sociaux.



La pratique du travail social consiste alors en l’application professionnelle de valeurs, de principes, d’approches et de techniques du service social enseignés dans le parcours universitaire afin d’aider les clients à obtenir des services concerts ; fournir des services de « counselling » aux individus, familles et groupes; aider les communautés et les groupes sociaux; et participer dans des processus législatifs pertinents.

La formation universitaire en service social vise une panoplie de rôles classiques attribués au travailleur social dont le rôle est d’être un facilitateur, un médiateur, un avocat ou un plaidoyer. Notre but dans cette recherche est de s’interroger auprès des bénéficiaires de cette formation sur:

-Le contenu de la formation universitaire et les exigences de compétences demandées par les institutions d’intervention sociale surtout après le 14 Janvier ?
-Les possibilités de mise en œuvre des techniques, approches et valeurs en service social dans la pratique professionnelle courante?
-Les limites de réussite de la mission reliées aux méthodes et dispositifs de la formation universitaire?
-Les modèles et dispositifs de formation qui semblent correspondre le mieux aux défis posés par la société tunisienne post révolution?

D’une façon générale nous nous interrogeons comment la formation universitaire en service sociale peut elle contribuer à une démarche éthique, déontologique et pédagogique, pour que les personnes, les familles et les groupes avec lesquels travaillent les intervenants sociaux surtout post révolution, aient les moyens d’être acteurs de leur développement et de renforcer les liens sociaux et les solidarités dans leurs lieux de vie ?

Mots clés :

Compétence, Intervention sociale et travail social, Employabilité, Counselling

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