Professionnalité des formateurs et enjeux de la professionnalisation des apprenants.

Année : 2013

Thème : Réflexion sur l’impact des pratiques de formations - dans le cadre des activités d’intégration professionnelle - sur la professionnalisation du métier d’éducateur spécialisé dans l’enseignement de plein exercice en Belgique francophone.

Type : Analyse d'expérience : d'intervention, de formation, de recherche...

Auteur(s) :

DUPUIS Marc (Belgique) – marcericdupuis@gmail.com
GILLET François (Belgique) – fgillet@heb.be

Résumé :

L’objet de cette communication - qui s’inscrit dans l’axe 3 - porte sur la posture du formateur et plus précisément sur la construction de la professionnalité des formateurs dans le cadre de la formation dispensée aux éducateurs spécialisés de l’enseignement de plein exercice en Belgique francophone (Bac + 3). Elle émarge d’un travail de recherche sur les pratiques de formation initié par la plateforme Form’Educ.
L’entrant de cette contribution se réfère aux activités d’intégration professionnelle, appelées communément stages ; nous pensons que cette « activité d’enseignement », inscrite en tant que telle dans la grille programme, met en tension d’une part des logiques professionnelles plurielles (champ professionnel) et d’autre part des logiques de formation (champ pédagogique) liées essentiellement aux savoirs disciplinaires, soulevant en cela la question la professionnalité du formateur et de l’ ancrage de son contenu dans le métier .
Autrement dit, nous désirons mesurer, à long terme, l’impact des pratiques de formation sur la professionnalisation du métier d’éducateur spécialisé. Pour ce faire, nous partons du postulat que la construction identitaire du métier - en vue de sa professionnalisation - est fortement liée au contenu de la formation et notamment à ce qui a trait aux stages d’intégration professionnelle.
En ce sens, se posent d’une part la question de la référence (cf. pratiques sociales) des formateurs en vue de nourrir cette construction identitaire en lien avec les contenus proposés par les centres de formation et d’autre part celle du travail de transmission de contenus liés aux finalités du métier. En ce qui concerne ce travail de transmission, nous pensons que le formateur doit passer d’une conceptualisation essentiellement épistémique à une conceptualisation davantage pragmatique (Pastré, 2012), y développer une pratique réflexive (Schön, 1993) et enfin mobiliser les savoirs d’actions (Barbier, 1996) des apprenants. Nous postulons que ce changement de paradigme - en admettant l’intérêt de l’activité professionnelle issue du champ concerné comme source de savoir - permettrait entre outre de fonder une légitimité reconnue par les professionnels de terrain.
Dans un premier temps, nous contextualiserons notre propos en référence à la complexité du champ professionnel (diversité des lieux d’intervention, des méthodes de travail, des situations…) et la mutation du champ pédagogique (passage de la formation à l’apprentissage).
Puis, nous définirons les concepts majeurs en lien avec notre recherche et tenterons de souligner leur pertinence dans le cadre de ce travail. Nous tenterons notamment de démontrer l’articulation étroite entre le concept de référence et celui de transmission.
Ensuite, nous expliquerons la méthodologie de recherche mise sur pied, à savoir l’élaboration d’un recueil de données (questionnaire, et entretiens) ainsi que l’analyse des données collectées.
Enfin, dans la discussion, nous tenterons de démontrer en quoi cette posture du formateur se révèle efficace dans le développement des compétences professionnelles de l’apprenant et participe en cela à la professionnalisation du métier, nous y annoterons également les limites de ce travail. Nous aborderons également les difficultés rencontrées par les formateurs dans ce changement de paradigme et donnerons des pistes de travail en vue de se construire au regard de cette posture.

Mots clés :

Culture professionnelle, Formation, Professionnalisation, Professionnalité

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