Éducation à l'environnement et travail social. Relations durables?
Année : 2010
Thème : Autre
Type : Autre
Auteur(s) :
CHAPUT Corinne (France) – corinne.chaputlebars@gmail.com
VOEGELI Gisèle (Suisse) – gisele.voegeli@hesge.ch
Résumé :
Éducation à l’environnement et travail social.
Relations durables ?
En mai 2009 paraissait un numéro de la revue le Sociographe dont j’ai repris le titre et le sous-titre pour cette contribution. Même si le numéro aura deux ans d’existence en juillet prochain au congrès de l’AIFRIS, je pense que son contenu ne sera pas obsolète et qu’il pourra encore prêter à des débats intéressants. Au moins trois des auteurs qui ont contribué à ce numéro, et moi-même qui l’ai coordonné, proposons de venir le présenter à nos collègues des différents pays représentés à Genève et qui n’ont pas tous eu l’occasion d’en entendre parler. Nous suggérons que cette contribution un peu particulière puisse s’inscrire dans ce qu’il est coutume d’appeler des temps de forum en fin de journée.
Dans le premier volet du numéro, que j’ai appelé « A la croisée des chemins », les auteurs tentent de montrer que la rencontre entre les deux univers était inéluctable. Ainsi, Laurent Ménochet, qui sera présent à Genève, explique que l’essor du Développement Social Local (DSL) dans les politiques publiques et dans les pratiques des travailleurs sociaux, contribue à prendre en compte l’environnement au sens écologique du terme. Cette approche par le territoire, qui inclut l’environnement physique, stimule chez les travailleurs sociaux des besoins de formation et de nouvelles compétences, et fait apparaître de nouveaux métiers au carrefour de la médiation scientifique et de l’accompagnement social.
Le volet suivant, intitulé « Sur quelques idées plus ou moins reçues", regroupe quant à lui trois articles au ton plus engagé qui viennent remettre en question les évidences ou au contraire les marteler si fort que ce qui semblait évidence laisse alors place au doute. L’article co-écrit par Nadia Veyrié, elle aussi présente à Genève, met en exergue une sorte d’injonction paradoxale qui s’adresserait aux personnes les plus défavorisées. La publicité, le succès du bio, le retour préconisé à une cuisine traditionnelle d’une part ; l’accusation portée sur l’agriculture industrielle et les produits bon marché achetés en grande surface d’autre part, pourraient conduire à stigmatiser davantage une population qui ne correspond pas aux stéréotypes de l’homme et de la femme modernes, et dont le porte-monnaie a aussi du mal à s’accommoder.
Enfin, le troisième et dernier volet de ce numéro est constitué d’un « Ailleurs » au sens géographique du terme. Le numéro nous entraîne Outre-Atlantique mais aussi outre Lac Léman, où Gisèle Voegeli officie. Responsable, à la Haute École en travail social, du Centre de compétences développement durable et travail social, elle forme des étudiants à la prise de responsabilité, aussi bien à l’égard de la personne qu’à l’égard de son environnement et de tout ce qui est vivant. Elle plaide donc pour une société éco-centrée plus qu’anthropo-centrée.
Concrètement, le numéro pourrait être introduit par mes soins et les auteurs présents pourraient tour à tour présenter brièvement leur article avant d’engager un échange avec la salle.
Mots clés :
protection de l’environnement, développement local, cohésion sociale
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