Quelle articulation des formations aux différents métiers du social ?

Année : 2013

Thème : Partage d’expériences entre différents pays de l’AIFRIS

Type : Forum, GT, Carrefour

Auteur(s) :

GILLET François (Belgique) – fgillet@heb.be
RENARD Manu (Belgique) – manurenard@scarlet.be
ALBERT Benoit (Belgique) – benoit.albert@henallux.be

Résumé :

Nous nous proposons de témoigner de la situation belge actuelle où, à côté des deux formations « canoniques » existant actuellement dans les Hautes Ecoles au niveau « Bachelor », Assistant social et Educateur spécialisé, le gouvernement envisage d’en officialiser une troisième, « Educateur spécialisé en éducation socio-éducative ». Le paradoxe de ce projet est qu’il reconnaitrait deux cursus différents de formation « éducateur spécialisé » pour un seul métier.

Serait-il plus opportun d’ajouter et valoriser par une formation supérieure un 3e métier du social déjà bien présent en Belgique mais n’ayant pas de formation supérieure : « Animateur » comme cela existe déjà dans d’autres pays : Allemagne, Suisse, France, …) ?
Ce métier pourrait d’ailleurs se décliner en deux spécificités :
-animateur socioculturel
-animateur sportif.

Cette proposition est soutenue et portée notamment par Form' Educ (plateforme représentant les formations d’éducateur en Belgique francophone) et membre de l’ABFRIS (branche belge de l’AIFRIS) ainsi que l'APDES (Association professionnelle des éducateurs spécialisés) en prenant en compte l’impact de ces métiers dans plusieurs champs du social (maisons de quartier, maisons de jeunes, centres sportifs, centres culturels …) et le fait que la formation préparant à ces métiers est actuellement, en Belgique francophone très insuffisante.
L’ABFRIS se propose d'alimenter la réflexion sur ce sujet. Elle saisit l' opportunité de ce forum pour réfléchir avec ses collègues d’autres pays à la question de l’articulation des métiers du social et de leur formation.

Nous savons que dans certains pays, la piste d’un tronc commun "intervention sociale" et puis une spécialisation : AS, éducateur, animateur… est suivie.
Cette piste ne rencontre pas l’unanimité mais mérite d’être discutée.
Il serait intéressant de rencontrer nos collègues suisses, français, luxembourgeois, québécois, portugais, africains et autres, pour qu’ils nous éclairent à ce sujet.
Les suisses ont par exemple trois formations A.S., E.S. et Animateur en Haute Ecole : une 1e année commune, une 2e année où les étudiants choisissent une orientation leur permettant à l’issue de la 3e année d’obtenir un des trois titres. Il existe éventuellement une 4e année qui permet d’obtenir un 2nd diplôme.
En France il y a à notre connaissance 17 filières différentes. Sont-elles étanches ou existe-t-il aussi un tronc commun ?
Quels sont les articulations des formations dans d’autres pays et quels en sont les impacts ? Notamment sur le monde du travail.
Concernant le recrutement des travailleurs du social, nous voyons partout qu’il existe une différence non négligeable entre le prescrit et le réel. Même quand l’étanchéité est la plus marquée entre les formations, une certaine souplesse existe dans le recrutement des professionnels. On ne les engage pas toujours principalement sur base de leur titre. On crée parfois un flou dans le profil de recrutement ce qui permet par exemple d’engager un E.S. en place de l’A.S. pressenti, ou vice-versa…

Ne serait-il pas temps de réfléchir à cette question d’articulation des formations en contrepoint avec cet interpelant problème de « l’articulation des recrutements ».

De tout cela nous nous réjouissons de nous entretenir avec nos partenaires de l’AIFRIS de tous pays, dans l’espoir de leur apporter par nos questionnements de quoi nourrir les leurs propres …

Forum proposé par L’ABFRIS et présenté par

Manu RENARD
Benoit ALBERT
François GILLET


Mots clés :

Travail social international, Secteur socio-éducatif, Employabilité

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