la coopération mutipartenariale pour la création d'un pole de formation sanitaire et sociale et transfrontalier.
Année : 2014
Thème : les processus créatifs des acteurs dans la coopération durable
Type : Analyse d'expérience : d'intervention, de formation, de recherche...
Auteur(s) :
BALDELLI Brigitte (France) – bribaldelli@outlook.fr
Résumé :
Cette proposition de communication vise à rendre compte d’une expérience institutionnelle et pédagogique innovante pour la formation des acteurs de l’intervention sociale du niveau V au niveau 1 (doctorat). Pour vous faire partager cette expérience de développement d’un pôle de formation et de recherche fruit de la coopération institutionnelle et des acteurs à tous les niveaux sur un territoire contrasté et transfrontalier, je reprendrai trois des processus dynamique à l’œuvre.
L’implication des acteurs, l’imprégnation des cultures institutionnelles, l’intrication des savoirs et des postures.
Dans ce même espace physique se côtoient dans une proximité quotidienne des étudiants de formation initiale (ASS, ES, EJE) une équipe de formateurs, des étudiants de master 1 et 2 en sociologie appliquée à l’intervention sociale, des étudiants en CAFERUIS, des doctorants, des enseignants universitaires et des professionnels. Outre l’espace, les étudiants et les enseignants (termes génériques pour désigner aussi bien les formateurs que les enseignants) partagent aussi des contenus, des méthodes pédagogiques (pédagogie active, travaux dirigés, cours magistraux) et des outils de recherche (laboratoire universitaire, séminaires, publications).
Ainsi nous tâcherons de montrer comment cette coopération a été rendu possible et efficace, quels en sont les principaux effets et aussi dans quelle complexité elle entraine les acteurs.
La coopération résulte de l’implication d’acteurs qui ont un diagnostic partagé du territoire en matière d’intervention sociale.
« Sans la coopération de ses membres, la société ne peut survivre; la société des hommes a survécu parce que la coopération de ses membres a rendu la survie possible [...]. Ce n’était pas un individu méritant ici et là qui l’a fait, mais le groupe. Le terme « coopérer » a deux sens dans le langage courant : celui d’obéir et de faire ce que l’autorité demande, et celui de travailler ensemble. Le premier sens suppose une situation de hiérarchie, le deuxième l’absence ou la délégation d’autorité. C’est dans ce deuxième sens qu’on utilise le terme dans le présent article; c’est ce type de coopération qui « rend la survie possible ».
L’implication repose sur la croyance partagée de la réussite produite par la rencontre de trajectoires professionnelles différentes mais pouvant reconnaître les apports réciproques, presque une implication d’amis. Elle repose aussi sur le recrutement d’acteurs hybrides, médiateurs, bâtisseurs. Ces acteurs facilitent le franchissement de frontières institutionnelles, parlent au nom du bien commun, favorisent la construction d’un nous.
L’imprégnation ou la méthode de développement d’un tel espace de formation repose sur la création de passerelles et de mutualisation entre les formations.. Les doctorants, les étudiants de master 2, les étudiants du CAFERUIS volontaires se retrouvent deux fois par mois dans des séminaires de recherche au Laboratoire CORHIS. Le laboratoire interuniversitaire reconnu par l’AERES se construit avec les formateurs du pôle et des enseignants universitaires.
L’intrication ou la complexité des places, des rôles et des liens dans ce pôle de formation ouvert sur le transfrontalier s’entretient dans le flux continu du travail entre les acteurs.
Mots clés :
Formation, Partenariat, Développement durable
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