Présenter sa thèse en 180’ : une gageure, un exercice de style ou une nécessité ?
Année : 2014
Thème : De la valorisation et du transfert des résultats de la recherche
dans la formation en travail social
Type : Forum, GT, Carrefour
Auteur(s) :
DELHAYE Pascaline (France) – pdelhaye@irtshdf.fr
ROUZEAU Marc (France) – marcrouzeau7@gmail.com
CHAPUT Corinne (France) – corinne.chaputlebars@gmail.com
Résumé :
Axe 2 : Quelle transformation des pratiques, outils et dispositifs de formation ?
Ces dernières années s’est vu confirmé un virage significatif en ce qui concerne la formation professionnelle en travail social, notamment par l’accent mis sur l’importance à accorder à la recherche dans ce domaine. Les débats actuels dans le cadre de la conférence de consensus, du rapprochement des EFTS (Etablissements de formation au travail social) avec les Universités, de la création d’un Doctorat avec une spécialité travail social au CNAM (Centre national des arts et métiers), ou encore de la volonté de l’UNAFORIS d’œuvrer à la création des HEPASS (Hautes Ecoles en action sociale et de santé),) permettent de faire avancer la réflexion sur les plans épistémologiques et méthodologiques. Dans le contexte social et économique actuel, la recherche peut être perçue comme un enjeu stratégique pour nos EFTS qui, dès lors, recrutent de plus en plus de jeunes docteurs et encouragent la qualification au niveau 1 des formateurs issus du terrain.
Ces nouveaux acteurs de la formation et de la recherche, et ces « anciens professionnels-nouveaux chercheurs » arrivent ou reviennent de formation avec un bagage académique et des objets ou des méthodologies de recherche qui sont souvent en lien avec les contenus de formation et sont susceptibles de les réactualiser ou de les réinterroger.
Mais comment intégrer la recherche, en tant que démarche tout autant que de résultat produit, dans nos espaces de formation ? Quelles sont les modalités qui permettent de rendre ce lien à la fois attractif et crédible ?
Or, depuis quelques années, une nouvelle modalité, pour ne pas dire une nouvelle mode de diffusion de la recherche scientifique, est apparue. Il s’agit de ce que l’on appelle le « Three minute thesis (3MTMC) » qui a eu lieu pour la première fois en 2008 à l’Université du Queensland, en Australie. En France, le CNRS (Centre national de la recherche scientifique) notamment a été à l’initiative du « concours Ma thèse en 180 secondes [qui] permet aux doctorants de présenter leur sujet de recherche, en français et en termes simples, à un auditoire profane et diversifié. Chaque étudiant ou étudiante doit faire, en trois minutes, un exposé clair, concis et néanmoins convaincant sur son projet de recherche. Le tout avec l'appui d'une seule diapositive ! » (www2.cnrs.fr/manifestations/235.htm). Ce concours a été organisé par les universités volontaires en région avec l'appui des délégations régionales du CNRS ; la finale nationale a désigné les lauréats français qui défendront notre pays lors de la finale internationale au Québec.
En proposant, lors d’un forum, cette forme originale de présentation de leur thèse, récemment soutenue, sous le format d’un exposé de trois minutes, six à huit professionnels de la formation en travail social inviteront à échanger sur les modes de diffusion des connaissances produites dans nos espaces de formation, et sur l’intérêt, les questions et les enjeux que représentent la valorisation, la transmission et l’appropriation des savoirs produits par ces travaux. Ce serait une manière ludique de venir interroger avec sérieux les connexions possibles entre recherche et formation dans une période de fortes transformations.
Mots clés :
Recherche-action, Formation, Savoirs
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