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Les facteurs liés à la précarité des intervenants sociaux appelés à intervenir en situation d'urgence au sein des CSSS (Québec) et des CPAS (Belgique)

Année : 2014

Thème : Recherche : orientée vers la pratique, action, évaluative...

Type : Recherche : orientée vers la pratique, action, évaluative...

Auteur(s) :

GERIN Nikola (Belgique) – nikogerin@hotmail.com
MALTAIS Danielle (Canada) – danielle_maltais@uqac.ca

Résumé :


Cette communication permettra à deux chercheurs de présenter le fruit de leurs recherches en ce qui concerne les facteurs (personnels et organisationnels) qui précarisent les intervenants sociaux lorsque ces derniers ont à intervenir en contexte difficile et particulièrement en situation de crise, de tragédie majeure ou de sinistre. Les recherches portent sur les réalités Québécoises (CSSS) et Belges (CPAS).

En ce qui concerne les CPAS, Nikola GERIN présentera le concept de « microcatastrophe » créé et développé pour les besoins de sa thèse de doctorat (en cours auprès de l'Université de Mons - Belgique). Au travers de ce concept spécifique, nous verrons en quoi le travailleur social peut lui-même devenir victime de sa pratique. Nous terminerons l’approche des CPAS, par un exposé des dispositifs d’urgence sociale inter-CPAS et comprendrons en quoi ce type d’organisation permet une gestion efficiente des «microcatastrophes » (GERIN, 2014) ainsi que des facteurs liés à la précarisation des intervenants sociaux.

Pour ce qui est du Québec, Danielle Maltais présentera les résultats d’une étude mixte réalisée auprès de 284 travailleurs sociaux du Québec intervenant régulièrement en situation de crise seront présentés. Dans le cadre de cette étude, il a été possible d’identifier les sources de stress de ces intervenants ainsi que certains facteurs liés à leur santé psychologique. Aussi, considérer qu’en cas de sinistre ou de tragédie majeure que son organisation n’a pas d’attentes claires envers les intervenants psychosociaux, que les tâches ne sont pas bien définies, que les horaires ne sont pas bien planifiés et qu’il y a un manque de soutien social de la part de ses supérieurs et de ses collègues seraient associés à bon nombre de variables portant sur la santé au travail des répondants (épuisement professionnel et dépersonnalisation, stress relié à son travail régulier et lors de sinistre, fatigue de compassion, satisfaction de compassion) ainsi que sur les sentiments qu’ont les intervenants en ce qui a trait à leur reconnaissance, à leur latitude décisionnelle et à la prévisibilité de leur travail.

Mots clés :

Urgence sociale, Crise sociale, Intervention sociale et travail social

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