Travail social et désastre
Année : 2014
Thème : Analyse d'expérience : d'intervention, de formation, de recherche...
Type : Analyse d'expérience : d'intervention, de formation, de recherche...
Auteur(s) :
MALTAIS Danielle (Canada) – danielle_maltais@uqac.ca
Résumé :
Depuis les dix dernières années, la Chine, l’Indonésie, l’Inde, les Etats-Unis, l’Europe, le Canada et plusieurs autres pays, n’ont pas été épargnés par les désastres naturels ou technologiques. Des milliers de personnes dont des enfants, des adolescents, des adultes et des personnes âgées ainsi que des personnes vivant dans de petites et dans de grandes collectivités ont été exposés à des inondations, à des tempêtes de verglas, à des ouragans, à des feux de forêt ou à des glissements de terrain qui ont provoqué le désarroi des sinistrés et la mort de plusieurs personnes. Le centre de recherche sur l’épidémiologie des désastres (The Centre for Research on the Epidemiology of Disaster) a d’ailleurs rapporté, qu’entre 1994 et 2003, il y a eu annuellement, dans le monde, une moyenne de 307 désastres naturels et que 104 pays ont été affectés par ce type de catastrophe. En 2004, il y aurait eu un total de 360 désastres naturels dans 123 pays, dont le tsunami du 26 décembre, qui ont provoqué la mort de 241 400 personnes, qui ont affecté plus de 145 millions d’individus et qui ont causé des dommages matériels estimés à plus de 103 milliards de dollars américains.
Pendant la période de crise ou de perturbations sociales qui nécessite une intervention de plusieurs acteurs (État, instances gouvernementales, organismes publics, communautaires ou charitables, etc.), les intervenants sociaux sont appelés à intervenir auprès des victimes et de leurs proches dans divers endroits publics (centres de dépannage, écoles, églises, milieux de travail, etc.) ou privés (aux domiciles des victimes). Ils représentent aussi une source importante de soutien moral dans les mois et les années subséquentes. Appelés à intervenir sur plusieurs fronts à la fois, les intervenants sociaux effectuent généralement diverses tâches de soutien moral et technique qui permettent aux victimes d’exprimer leur peine et leurs angoisses et de développer des stratégies d’adaptation efficaces qui leur permettront de diminuer les risques de développer des problèmes de santé physique ou psychologique post-désastre. Certains intervenants auront à accompagner les survivants dans l’identification de cadavres, d’autres prendront en charge les centres de dépannage et d’hébergement temporaire. Tous auront à déployer leurs connaissances et leurs habiletés en relation d’aide et ils rencontreront des personnes en difficulté émotionnelle. Certaines personnes souffriront, dans les heures ou les jours qui succéderont leur exposition à une catastrophe, de symptômes de stress post-traumatique, d’autres développeront ces symptômes beaucoup plus tard. Les tâches des intervenants sociaux en période de catastrophe et de post-catastrophe sont parfois complexes et font également appel aux habiletés de l’intervention en situation de crise. Les intervenants sociaux doivent aussi faire preuve d’ouverture d’esprit et de débrouillardise en allant au-devant des besoins des victimes et en étant disponibles à les rencontrer dans divers lieux de rassemblement.
Mots clés :
Urgence sociale, Santé, Savoir-faire
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