"Qu’y a-t-il vraiment derrière la demande de repositionnement professionnel des intervenants sociaux du secteur de l’aide à la jeunesse ?
Analyse par l’étude des explications causales."
Année : 2014
Thème : Recherche : orientée vers la pratique, action, évaluative...
Type : Recherche : orientée vers la pratique, action, évaluative...
Auteur(s) :
BIOUL Pierre (Belgique) – pbioul@voo.be
SYLIN Michel (Belgique) – msylin@ulb.ac.be
Résumé :
Le secteur de l'aide à la jeunesse en Belgique est une matière personnalisable et en tant que tel ne dépend pas du Fédéral (National) mais est communautarisée. En ce qui concerne la Belgique francophone, c'est le Ministère de la Fédération Wallonie Bruxelles qui en a la charge.
Dans le secteur de l'aide à la jeunesse, les métiers les plus représentés sont les éducateurs, les assistants sociaux. La représentation est de 68% de femmes pour 32% d'hommes.
En tant qu’employeur, le Ministère de la Fédération Wallonie Bruxelles initie une politique de mobilité qui s’adresse à l’ensemble du personnel. Pour centraliser ces demandes et y répondre au mieux, le Service Général de la Gestion des Ressources Humaines (SGGRH) mène un projet de "Repositionnement", sorte de plateforme où sont centralisées les demandes en mobilité.
Ici, nous nous interrogeons sur les demandes formulées par les Intervenants Sociaux (IS) de l'Aide à la Jeunesse (AJ).
Les IS ne le deviennent pas par hasard, Dubar (1980). Ils ont fait des études (assistant social ou éducateur) pour trouver, par la suite, une fonction où exercer leur métier. Et cette dynamique est souvent initiée par un choix vocationnel soutenu par des valeurs altruistes. Or, à un moment donné, certains font le choix de quitter ce métier et demandent un repositionnement professionnel.
Dans cette présentation, nous nous intéressons aux explications causales exprimées par les IS lors d’entretiens de repositionnement professionnel. Nous utilisons la méthodologie de l'entretien compréhensif de Kaufmann (2011). Concomitamment, nous confrontons le matériel recueilli aux théories développées notamment par Bernard Gangloff relative à la croyance en un monde juste.
En effet Chalot (1980) développe l’idée que cette norme psychosociale peut être envisagée comme une variable intermédiaire des perceptions que l’on peut avoir de sa position à l’autre. Avec Gangloff, nous développons l’hypothèse qu’il s’agit là d’un mécanisme de réajustement permettant d’empêcher une dissonance cognitive.
Mots clés :
Norme, Intervention sociale et travail social, Quête du sens, Explications causales
Croyance en un monde juste
Repositionnement professionnel
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