POLITIQUES D'INNOVATION : DU CONSULTING A LA RECHERCHE PUBLIQUE.
Année : 2014
Thème : Etude des liens entre les directions générales d'organisations sociales et médicosociales et la recherche publique sur un territoire départemental.
Type : Recherche : orientée vers la pratique, action, évaluative...
Auteur(s) :
BALDELLI Brigitte (France) – bribaldelli@outlook.fr
MANDINE Romain (France) – romain.mandine@gmail.com
Résumé :
Nous souhaitons présenter une communication issue d’une étude réalisée auprès des cadres de directions et de directions générales dans le secteur social et médicosocial. Cette étude porte sur les représentations des coopérations entre ce secteur et la recherche universitaire (via les pôles PREFIS, PREFAS, ou les liens avec les formations universitaires en intervention sociale).
Dans un contexte économique marqué par l’austérité, le chômage en forte hausse, l’amoindrissement de l’état providence, des réformes qui se profilent sur les métiers et les formations des travailleurs sociaux comment les établissements sociaux et médicosociaux s’adaptent-ils à ces contraintes ? Développent-ils des stratégies en termes d’innovation sociale, avec qui et comment ? En somme où en sommes nous des liens (de sens, économiques, politiques) entre les milieux professionnels et les milieux de la recherche (université, laboratoire de recherche, centre de formation) en intervention sociale ?
Les cadres de directions et de directions générales représentant leurs association et/ou services (sociaux ou médicosociaux) sont confrontés à des réalités multiples comme celle d’un territoire pauvre, d’une démographie vieillissante - des personnes accueilles ou accompagnées et équipes- à des nouvelles questions sociales comme la précarisation des formes de travail dans leurs établissements et des conditions d’insertion sociale et professionnelle des « usagers ».
Notre questionnement de départ traduit la nécessité de comprendre comment les directions pensent le développement ou le changement dans leurs structures, quelle place y occupe l’innovation et comment se situent-elles face aux acteurs de la recherche, notamment les universités, leurs enseignants mais aussi leurs diplômés dans les disciplines en sciences sociales. En somme font-ils confiance aux chercheurs de l’université et des centres de formations ainsi qu’aux formations des masters spécialisés en intervention sociale pour répondre et s’adapter aux nouveaux défis de l’intervention sociale?
Nous aborderons ces questions au travers de l’analyse des entretiens menés auprès d’une quinzaine de directeurs et chef de service, tous en en relation avec un pôle de formation et de recherche sanitaire et sociale regroupant l’université et un IRTS. Comment ces acteurs associatifs situent il la recherche dans leurs organisations ?
Notre hypothèse propose de retenir que les innovations sociales dans ce secteur ne peuvent se développer sans l’ouverture des organisations (établissements et pôles) à la recherche (-action) et à sa valorisation. Toutefois la reconnaissance des acteurs décisionnels vis-à-vis des acteurs de la recherche se heurte à certains stéréotypes, cela favoriserait le recours au consulting privé plutôt qu’à la recherche publique. L’insertion professionnelle d’étudiants de Master en sciences sociales spécialisés en ingénierie se confronte à cet état des coopérations. Est-il possible d’améliorer la connaissance des nouvelles professionnalisations issues de l’université sans reproduire des relations de dominances des uns sur les autres
Notre seconde hypothèse est que la construction d’une interconnaissance devrait renforcer l’implication des milieux professionnels vis-à-vis de la recherche publique ( PREFIS, PREFAS, Pôle sanitaire et social) sur des entrées cliniques, d’accompagnement au changement, de connaissances des populations… pour la production d’innovation dans la lutte contre les précarités.
Mots clés :
Tiers secteur, Ingénierie sociale, Recherche-action
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