Promouvoir la dimension sociale de la santé mentale dans l’intervention auprès des personnes : initiatives réalisées au Québec

Année : 2014

Thème : Autre (poster, ...)

Type : Autre (poster, ...)

Auteur(s) :

LEBLOND Claude (Canada) – cleblond@optsq.org

Résumé :

Nous observons, au Québec, un glissement des rapports entre le citoyen et l’État, un recul au niveau de la défense des droits sociaux et économiques et de la promotion de la justice sociale. Pourtant, la population en général – et les personnes vulnérables en particulier – ont droit à une qualité de vie décente comme le stipule l’article 45 de la Charte québécoise des droits et libertés :
« Toute personne dans le besoin a droit, pour elle et sa famille, à des mesures d'assistance financière et à des mesures sociales, prévues par la loi, susceptibles de lui assurer un niveau de vie décent ».
En avril 2014, les Québécois élisaient un gouvernement engagée dans l’élimination du déficit et dans un processus de réduction du poids de l’État. Ce « processus de modernisation de la société et de retour à la prospérité » est cependant perçu par plusieurs comme étant un plan d’austérité. Dans un mémoire présenté à la Commission de révision permanente des programmes, l’OTSTCFQ a rappelé à l’État son devoir de s’assurer du mieux-être de l’ensemble de la population, en accordant une attention particulière aux personnes vulnérables.
Or, parmi ces personnes les plus vulnérables, plusieurs souffrent de problèmes de santé mentale, situation qui rejoint une personne sur quatre, au Québec . Depuis des décennies, les travailleurs sociaux œuvrent dans ce champ d’intervention. Toutefois, la pratique du travail social en santé mentale connaît des transformations majeures découlant du contexte politique, économique et social.
Actuellement, au Québec, le traitement des problèmes de santé mentale est essentiellement abordé dans une perspective biomédicale et psychologique . Pourtant, des données probantes établissent un lien étroit entre le statut socio-économique et la santé (physique et mentale), suivant le gradient de la santé. Ainsi, les personnes vivant dans des conditions désavantageuses au plan socio-économique sont plus susceptibles de vivre certains problèmes de santé mentale .

Témoins des répercussions qu’ont les conditions de vie sur la santé mentale, les travailleurs sociaux interviennent à la jonction des personnes et de leur environnement. Considérant l’expertise des travailleurs sociaux et l’état des connaissances au chapitre des déterminants sociaux, l’OTSTCFQ entreprend différentes actions pour promouvoir des interventions tenant compte de la perspective sociale de la santé mentale. Parmi ces initiatives réalisées avec la collaboration des milieux de recherche et de formation, on compte un énoncé de position, la tenue d’un symposium ainsi que diverses interventions publiques. L’atelier vise à présenter ces initiatives.

Mots clés :

Santé mentale, Cohésion sociale, Politique sociale, Déterminants sociaux

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