Formation et pratique du Travail social en Tunisie :
Quel impact du plan d’ajustement structurel ?
Année : 2016
Thème : Analyse d'expérience : d'intervention, de formation, de recherche...
Type : Analyse d'expérience : d'intervention, de formation, de recherche...
Auteur(s) :
LABIDI Lassaad (Tunisie) – lassaadlabidi2018@gmail.com
Résumé :
Suite aux multiples effets de la mondialisation et de la privatisation, la Tunisie a adopté une politique sociale qui s’est caractérisée par une logique de rationalisation et de ciblage qui vise à satisfaire les besoins sociaux des groupes les plus défavorisés. Dans ce nouveau contexte, la gestion du social qui n’est plus déterminée par de simples choix internes, ne cherche plus à couvrir toutes les catégories sociales ou à réaliser le bien – être collectif ou le développement du capital humain. Mais à travers un ensemble d’opérations de ciblage, elle cherche à protéger les catégories les plus démunies ou encore, le noyau dur de la pauvreté. Cette nouvelle orientation, qui s’est manifesté par une ensemble de programmes sociaux très sélectifs a eu plusieurs impacts sur la formation des travailleurs sociaux. Elle a également introduit des changements majeurs dans la pratique de l’intervention sociale. Le travail social est alors devenu un instrument de régulation socioéconomique beaucoup plus qu’une intervention sur la socialité.
Introduction
Durant les trois premières décennies qui ont suivi l’indépendance de la Tunisie (1956), la gestion du social a été dans une large mesure déterminée par les changements au niveau des politiques internes. Dans le contexte actuel, elle subit les effets de la mondialisation et de la privatisation. Comment cela s’est - il manifesté ?
A partir de 1986, à l’instar des autres pays en voie de développement, et suite à une recommandation du Fond Monétaire International, la Tunisie a adopté un plan d’ajustement structurel (P.A.S). Ce dernier avait pour objectif de permettre au pays de faire face à une crise économique caractérisée en particulier par la montée significative du chômage, la faible productivité de travail et par l’augmentation sans précédant du taux d’endettement qui a atteint 59,5 % en 1986.
Mots clés :
Formation, Travail social international, Solidarité
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