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Quels chemins pour la transmission d’une culture de la solidarité ?

Année : 2017

Thème : Forum Montréal

Type : Forum, GT, Carrefour

Auteur(s) :

GLARNER Thierry (Belgique) – thierry.glarner@skynet.be
BOULOUGOURIS ELENE (Belgique) – boulougourise@helha.be

Résumé :

Solidarité : « le nom s’emploie en parlant de choses (1789) au sens de dépendance réciproque et, couramment, de personnes (1795) pour fait d’être solidaire et de s’entraider » . Étymologiquement, cette définition renvoie donc à la prise en compte de l’autre, à l’interdépendance, lorsque les événements de la vie, bons ou difficiles, nécessitent la participation de chacun à en vivre les conséquences. La solidarité s’illustre en droit par les liens formels qui existent entre un débiteur et son créancier, par les droits et devoirs qui lient un travailleur et son employeur ou encore à travers les droits et devoirs qui transcendent la vie familiale.
Cependant, l’évolution sociale érige l’autonomie, l’indépendance, la responsabilité individuelle, la liberté individuelle, l’épanouissement personnel, etc., sur l’autel des idéaux sociétaux, avec pour conséquence l’érosion lente des solidarités collectives axées sur la prise en compte et la prise en charge des personnes les plus fragilisées, stigmates « honteux » des laisser pour compte du néolibéralisme. Le système scolaire renforce cet état de fait par l’évaluation et la sélection individuelle des résultats, pour répondre aux nécessités de singulariser les individus dans un monde d’hypercompétition.
A l’inverse, le travail social est impliquant, engageant, imprégné des droits de l’homme et met constamment en avant l’accompagnement de l’autre en tant que sujet cherchant à prendre sa place en société. Comment alors, en tant qu’enseignant dans les formations aux métiers du social, est-il possible d’instaurer, de transmettre une culture de la solidarité, à des jeunes étudiants, pour la plupart déjà formatés à la culture de l’individualisme, à l’envie d’indépendance et à des projets de développement personnel qui peuvent s’avérer être perturbants lorsqu’il s’agit, dans le métier d’assistant social, de pratiquer l’empathie, la culture du projet collectif ou l’action communautaire ?
Les résultats d’une enquête sur les représentations qu’ont nos étudiants d’aujourd’hui sur la notion de solidarité, sur la relation et l’usage qu’ils en font, nous permettront de tenter une définition actualisée de la solidarité en vue du questionnement suivant :
•Quelles formes prend la solidarité aujourd’hui pour les jeunes?
•Pourquoi, en tant qu’enseignant dans le bachelier AS, aborder encore et toujours l’importance de la solidarité, et comment faire le pont avec les représentations que les jeunes en ont ?
•Quels chemins possibles pour les solidarités dans et hors nos écoles, quels ponts possibles entre les deux ?
•Le futur AS, a-t-il une place à prendre dans les actions citoyennes, les innovations sociales,…?

Ces différentes questions qui nous préoccupent et nos réflexions enrichies par nos lectures et par nos expériences d’enseignants, constitueront une base pour l’animation des échanges entre les participants afin que chacun puisse repartir « solidairement » avec des pistes enrichies par le groupe pour transmettre une culture de la solidarité.

Mots clés :

Solidarité, Citoyenneté, Transfert des connaissances

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