Choisir de devenir assistant.e social.e aujourd’hui, raisons et vocation. Etude des motifs formulés par les étudiants.

Année : 2017

Thème : Recherche : orientée vers la pratique, action, évaluative...

Type : Recherche : orientée vers la pratique, action, évaluative...

Auteur(s) :

BIOUL Pierre (Belgique) – pbioul@voo.be
ALONSO PENA Pablo (Belgique) – palonsop@ulb.ac.be
SYLIN Michel (Belgique) – msylin@ulb.ac.be

Résumé :

En Belgique francophone, les assistants sociaux sont formés en trois ans après les études secondaires au sein de « hautes écoles », structures qui organisent une partie de l’enseignement supérieur. On en dénombre 14 en communauté française de Belgique.
Chaque année, des centaines d’étudiant.e.s s’inscrivent dans cette filière. On constate que l'engouement pour ces études va croissant.

Le métier de travailleur social a fortement évolué depuis la charité et l’orthopédie sociale jusqu’à l'avènement de l'état social actif et la conditionnalité de l'aide sociale qui s’impose de plus en plus.
Cette vocation n'est pas anhistorique. En effet le métier d'assistant social (AS) s'inscrit dans des dynamiques historiques dont on peut proposer la charité comme point de départ.
Dans ce contexte, c'est un métier qui n'est pas sans enjeu. Ils structurent les motifs d'engagement des futurs travailleurs sociaux. Il est évident que ces motifs sont contingents « des expressions du rapport du sujet à un certain projet de formation, dans une certaine situation, à un moment donné de sa vie » (Carré, 1999, p.280). Parmi ceux-ci, on propose de distinguer ceux qui sont plutôt d’ordre vocationnel.

Par vocation on entend ici une volonté qui est de l’ordre d’un attrait irrépressible exercé par l’idée d’un projet. Cette approche est particulièrement pertinente pour comprendre les tensions que vivent les travailleurs sociaux à la mise à l’épreuve de leur vocation.
Plusieurs dimensions structurent la vocation. Ce qui intéresse ici, c’est la dimension où la personne se sent investie d’une mission. On constate que l’on peut lier cela à l’histoire du travail social.

La question des motivations des étudiants à suivre ces études est un marqueur des dynamiques psychosociales. Dès lors on peut supposer que le travailleur social va comprendre le sens de son travail en fonction de la manière dont vont se structurer ses motifs d'engagements dans la formation.
On développera dans cette communication essentiellement ceux de l’ordre du choix vocationnel.

Dans les motifs vocationnels des étudiants, le choix d’une vie professionnel axée sur l’aide aux autres est prépondérant. De même que l’envie de (re-)définir les solidarités liées aux valeurs historiques du travail social, en se les appropriant et en les dépassants, tient une place de choix.

L'objet de cette étude vise à présenter le résultat d’une recherche sur la motivation d'étudiants faisant des études d'assistant social.
Un questionnaire a été construit suivant la méthode DELPHI. Cet outil est mis à l'épreuve dans une perspective synchronique. Contrairement à la perspective diachronique qui consiste à suivre une cohorte dans le temps, ici l’analyse des motivations des étudiants se fait de manière transversale, au même moment, auprès d’élèves en 1ère, 2ème et 3ème année.

Plusieurs centaines d’étudiants ont répondu à ce questionnaire abordant très largement les raisons de leur choix : individuel, familial, parcours scolaire, parcours de vie (hobbies, scoutisme, club sportif, …) …

Mots clés :

Quête du sens, Intervention sociale et travail social, Professionnalisation

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