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La participation des Mineurs Migrants Non-Accompagnés: <br /><br />

Année : 2019

Thème : la reconnaissance du savoir expérientiel<br />

Type : Recherche : orientée vers la pratique, action, évaluative...

Auteur(s) :

QUIROGA RAIMUNDEZ VIOLETA (Espagne) – violetaquiroga@ub.edu
BOIXADOS PORQUET ADELA (Espagne) – boixados.adela@gmail.com
CHAGAS LEMOS eveline (Espagne) – echagas@ub.edu

Résumé :

La circulation de Mineurs Migrants Non-Accompagnés (MMNA) est un phénomène global. La décennie des années 1990 marque une nouvelle forme de compréhension de la question, due aux transformations des mouvements migratoires et à la convention des droits de l’enfance et de l’adolescence. Le déplacement des mineurs peut se comprendre comme un nouveau patron migratoire, puisqu’il s’agit de mineurs et que, à cause de cela, leur intérêt supérieur doit prévaloir, ce qui peut représenter à la fois une situation contradictoire avec l’irrégularité administrative dérivée du contrôle des flux migratoires.<br />L’arrivée de MMNA en Espagne se fait à partir de 1999, les jeunes arrivants étant principalement d’origine marocaine. L’augmentation considérable du nombre de mineurs au cours des dernières années (en 2018, celle-ci s’est multipliée par trois), implique de nouveaux défis pour les systèmes de protection, qui se confrontent à la tension entre le bienêtre et le contrôle des flux migratoires.<br />Cette communication veut montrer la situation en Catalogne (en Espagne), l’importance de la recherche dans l’enrichissement de la réflexion en général et l’insistance nécessaire dans la participation des personnes accompagnées comme axe nécessaire de la formation du savoir partagé. Cette recherche participative prétend représenter la construction de connaissance sur les migrations de mineurs et jeunes non-accompagnés, à travers de la promotion d’espaces dialogiques entre connaissances académiques, scientifiques, et connaissances expérientiels et migrants. De cette façon on a voulu réfléchir de manière conjointe afin de promouvoir des initiatives et des actions qui transforment les situations d’exclusion et de discrimination que vivent les dites personnes, et qui nous permette de favoriser la construction de vivre-ensemble.<br />Nous proposons pour cela une déconstruction des savoirs hégémoniques occidentaux qui depuis les Sciences Sociales se sont dégagés des migrations ainsi que sur les personnes migrantes en adoptant et en y incorporant la perspective de genre, aspect qui n’a pas été pris en compte par la littérature sur ce phénomène. Nous exposons, de plus, les modèles d’intervention menés à terme jusqu’à présent par les sociétés réceptrices qui se sont basées sur ces constructions, afin d’envisager une rupture épistémologique, ontologique et méthodologique à travers la participation des personnes accompagnées et les premières associations de jeunes migrants auto-organisés. <br /><br />La méthodologie utilisée a été qualitative et elle emploie plusieurs techniques: entretiens individuels, ateliers en groupe et observation participative. La triangulation desdites techniques a facilité la promotion d’espaces dialogiques qui ont permis la déconstruction et la construction de nouveaux savoirs à travers une réflexion inter collective.<br /><br />Les résultats de ce travail ont permis de connaître les expériences et les routes personnelles des mineurs migrés, ce qui a permis de repenser et de reconstruire la connaissance non seulement sur les conceptualisations de ces mineurs, mais aussi sur le processus migratoire. Les ateliers dynamiques ont créé un espace pour reconnaître les savoirs des mineurs migrants. On a pu vérifier que les personnes migrantes créent une auto présentation en se basant sur les représentations hégémoniques qui se réalisent dans les pays d’accueil, en intériorisant ces idées et en s’auto défendant en fonction de celles-ci. Dans ces espaces dialogiques s’est générée une identité collective et partagée à travers de compréhensions et d’interprétations communes, qui les renforce dans la reconnaissance propre et leur donne plus de force pour la revendication de leurs droits de manière auto organisée. Enfin, nous voulons mettre en relief la reconnaissance d’un nouveau savoir de caractère expérientiel, qui a permis d’envisager de futures propositions de développement du phénomène, de nouvelles lignes d’intervention et de diffusion qui permettent de repenser quel type de coexistence est nécessaire pour vivre ensemble.<br /><br />

Mots clés :

Participation, Mineurs Migrants Non-Accompagnés, travail social, recherche participative, discrimination

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