L’intervention sociale familiale … voie d’intégration

Année : 2019

Thème : Analyse d'expérience : d'intervention, de formation, de recherche...

Type : Analyse d'expérience : d'intervention, de formation, de recherche...

Auteur(s) :

CHERFANE NADA (Liban) – nadacherfane@hotmail.com

Résumé :

Notre expérience de pratique porte sur l’intervention auprès de familles réfugiées vivant dans un quartier populaire au Liban intitulé Nabaa. <br />Nabaa, est un quartier extrêmement pauvre, dans la banlieue de Beyrouth. Il réunit sous une même dénomination des habitants de plusieurs nationalités et confessions et des situations qui peuvent être très hétérogènes : des ouvriers, des employés, des chômeurs, des réfugiés, des immigrés, des retraités... qui se retrouvent dans la rue, dans les magasins, aux terrasses des cafés ou même des boutiques. De même, des enfants jouent dans les petites ruelles entre les voitures qui passent, parfois pieds nus, mal habillés mais toujours souriant. Il y a aussi des mineurs non scolarisés, sans papiers qui travaillent !! Ce quartier se trouve défavorisé socio économiquement; il y a un manque de ressources dans divers domaines; au niveau des infrastructures, des logements, des routes … . <br />Mais quelles que soient les différences et les inégalités sociales que les habitants vivent, et au-delà de cette pluralité et de cette diversité, ils font tout de même partie d’un même ensemble. La promiscuité qui s’est instaurée de longue date entre les habitants et le rapport étroit qu’ils entretiennent avec les lieux, créent des attaches et un environnement sécurisant. <br />Le centre dans lequel nous accueillons les familles se trouve au milieu du quartier, c’est le centre social de la congrégation des Sœurs de la Charité de Sainte Jeanne-Antide Thouret (Besançon). IL a été fondé par la congrégation en 1975, au début de la guerre du Liban, pour subvenir aux besoins des familles déplacées et réfugiées. Les Sœurs de la Charité forment une congrégation apostolique et internationale, fondée à Besançon (France) en 1799, elle est aujourd’hui présente dans 34 pays sur 4 continents. En 1904, les Sœurs de la Charité sont arrivées au Liban. <br />Au niveau social, comme politique d’action, le centre tend à intervenir auprès des familles à problèmes multiples, à les soutenir dans leurs responsabilités, à assurer un suivi familial, dans le but de les rendre autonomes et de les orienter quand c’est nécessaire pour pouvoir aboutir à une cohésion familiale et à un bon maintien de sa dynamique. <br />Les familles qui s’adressent à ce centre sont soit réfugiées (Irakiens, Syriens, Palestiniens, …), soit des familles libanaises déplacées. Elles sont donc de différentes nationalités et religions. Elles cohabitent dans des conditions souvent très précaires. Les problèmes apparents qui les incitent à s’adresser au centre sont plutôt d’ordre humanitaire: besoin de denrées alimentaires, payement du loyer et de la scolarité, assuré des services de santé … . Mais après notre analyse il se révèle que les problèmes sont à caractère discriminatoire , notamment par rapport à la nationalité. Par exemple un Syrien diplômé ne parvient pas à obtenir un bon travail. <br />En conclusion la communication que je compte transmettre au congrès portera sur l’analyse d’une situation familiale : prenons le cas d’une famille composée de quatre membres : le père, la mère et 2 enfants. Les parents cherchent à travailler, les enfants ne sont pas scolarisés, ils trouvent un logement d’une seule pièce dont le loyer est néanmoins assez cher. La famille nous raconte ses peines, ses difficultés et souffre de l’intégration à plusieurs niveaux. <br />L’analyse qui en découlera portera sur les dimensions de la discrimination, sur l’aspect de leur non intégration, sur les processus empêchant ou favorisant le phénomène d’exclusion et sur notre accompagnement social. <br />

Mots clés :

Exclusion, Précarité énergétique, Service de proximité, Réfugiées , discrimination

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