Comment des travailleurs sociaux ont-ils perpétué des pratiques de participation auprès de jeunes dans une organisation contrainte et « sur-contrainte » par la crise sanitaire ?

Année : 2022

Thème : Recherche : orientée vers la pratique, action, évaluative...

Type : Recherche : orientée vers la pratique, action, évaluative...

Auteur(s) :

TOUSSAINT marine (Belgique) – marine.toussaint@yahoo.fr
MAGNY thomas (Belgique) – thomas.magny@outlook.com

Résumé :

La participation des usagers est un thème au cœur du travail social. Cependant, la participation comme enjeu majeur de la conception démocratique des pratiques institutionnelles, s’échine à se matérialiser. « Elle appartient, pour une part, à une sorte de mythologie ou utopie, qui cherche à dépasser les contradictions réelles qui organisent l’action des professionnels : entre règle sociale et droits individuels, entre normativité et liberté, entre injonction sociale et respect des personnes » (Autès, 2019, p. 39). <br />Des dispositifs de participation institués permettent la mobilisation individuelle ou collective des usagers. Ils répondent aux valeurs de reconnaissance, d’émancipation ou d’autoréalisation qui apparaissent comme des mots-clés pour le travail social. La prégnance dans les discours des termes empowerment ou de développement du pouvoir d’agir confirme les préoccupations autour de la participation.<br />Cependant, depuis deux ans, la crise sanitaire vient bouleverser les interventions sociales visant à favoriser celle-ci : fermeture à l’extérieur, distanciation sociale, normes d’hygiène, télétravail, etc. Nombre de travailleurs sociaux se sont vus imposer de repenser leurs pratiques quotidiennes afin de réaliser leurs missions « à distance des corps ». Dès lors, sur le terrain de notre recherche, une organisation contraignante pour jeunes, notre questionnement porte sur la manière dont les travailleurs ont essayé de maintenir des formes de participation alors que, en plus des contraintes organisationnelles fortes déjà existantes, se sont ajoutées les contraintes sanitaires liée à la pandémie. Comment ont-ils dès lors (sup)porté la tension entre les injonctions visant à favoriser la participation et les contraintes imposées par le cadre organisationnel et le cadre institutionnel ? L’enjeu de la question est tout à la fois éducatif, professionnel, mais aussi fondamentalement démocratique (Parazelli, 2004 et 2009).<br />C’est aujourd’hui, loin de l’ébullition de mars 2020, que notre recherche interroge l’évolution de ces pratiques au regard de cette expérience inédite. Elle prend place dans le cadre de la réalisation d’un mémoire collectif, promu par Monsieur T. Dock, en vue de l’obtention du diplôme de Master en Ingénierie et Action Sociales (Haute Ecole Louvain en Hainaut et Haute Ecole de Namur-Liège-Luxembourg). Elle s’inscrit dans un projet de recherche du Centre d’Etudes et de Recherches en Ingénierie et Action sociales (CÉRIAS), coordonné par Monsieur J-F Gaspar, sur la thématique des enseignements de la crise de la COVID-19. <br />

Mots clés :


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