Entre finalités des actions et nouvelle gouvernance institutionnelle, quel équilibre pour la FASe ?
Année : 2011
Thème : Autre
Type : Autre
Auteur(s) :
BOGGIO Yann (Suisse) – yann.boggio@fase.ch
Résumé :
Née en 1998, la Fondation genevoise pour l’animation socioculturelle (FASe) est une fondation de droit public regroupant au sein de son conseil de fondation quatre partenaires : l’Etat, les communes, la Fédération des associations de centres et le personnel.
Elle a notamment pour missions d’appuyer les 43 centres (maisons de quartiers, centres de rencontres et de loisirs, jardins robinson et terrains d’aventures) par un appui en personnel, et de piloter les actions de travail social hors murs (TSHM) sur 40 communes genevoises. A ce titre, elle emploie plus de 700 personnes. Ses axes d’intervention sont l’animation socioculturelle, l’action socio-éducative et la promotion associative.
La FASe vit depuis 2009 une mutation sensible, imposée par les évolutions des attentes publiques et les transformations de ses champs d’intervention, mais aussi par une certaine insatisfaction relative au fonctionnement de l’institution. Largement débattue à l’interne, cette mutation s’est vue conceptualisée dans un projet de nouvelle gouvernance et les prémisses d’un projet institutionnel dont les premiers signes concrets d’implémentation ont émergés dès l’automne 2010.
Ce projet de nouvelle gouvernance propose de construire une institution qui conserve et affirme son essence partenariale, renforce les prérogatives de chacun des partenaires, tout en revisitant profondément ses propres modalités de management. En d’autres termes, il s’agit dans un même mouvement de développer la capacité de l’institution à promouvoir une certaine cohérence des interventions sur le plan cantonal, tout en renforçant les dynamiques locales entre les partenaires que sont les collaboratrices et collaborateurs, les comités des associations de centres ou encore les autorités communales impliquées.
Le développement de cohérences horizontales multipartenaires et sur plusieurs niveaux (quartiers/commune/région/canton), de cohérences verticales ou encore transversales dans un univers qui fonctionne sur un principe d’autonomie représente un défi et suppose de nouvelles approches, dont la mise en place d’espaces de confrontation et de réflexivité, une compréhension et une transparence des enjeux de chaque acteur ou encore de nouveaux types de convention.
A priori, on peut cependant estimer qu’il existe un antagonisme entre le pari porté d’une part sur l’intelligence collective locale, comprenant bien entendu l’autonomie associative des centres, d’autre part sur l’intention d’une plus grande cohérence des interventions qui se matérialise –entre autres, mais symboliquement fort – par l’engagement de coordinatrices et de coordinateurs de région FASe, de plus dotés de responsabilités hiérarchiques.
C’est l’objet de cette communication : montrer et illustrer les approches mises en œuvre pour construire une « idée » institutionnelle, développer un référentiel commun, introduire un management soutenant et promoteur d’initiatives communes axées autour de questions de sens.
Mots clés :
Intelligence collective, Subsidiarité, Partenariat, gouvernance
← Retour à la liste des articles